L’édito

Jessica Miri-Marcheteau, Présidente de l’Assemblée des Médias

 

Jessica Miri_photoBienvenue à la 6ème édition de notre rendez-vous annuel.  L’Assemblée des Médias est la première et la seule manifestation à réunir des professionnels de l’audiovisuel, du cinéma, des télécommunications et de l’internet. Notre ambition est de créer des passerelles entre l’ensemble de ces professionnels.
La nouvelle formule inaugurée l’an dernier a connu un grand succès. Nous avons, cependant, choisi de resserer le programme sur une demi-journée afin d’être plus pertinent que jamais.

Je souhaite remercier chaleureusement Monsieur Yannick Bolloré, Président directeur général du Groupe Havas d’avoir accepté d’être le président du comité d’honneur et du Jury de cette assemblée.  Bien entendu, mes remerciements vont aussi à tous les membres du Jury.

Partant du constat que l’avènement du numérique change notre rapport à l’information et à la connaissance, nous avons choisi cette année de consacrer notre première table ronde au « journalisme à l’ère du numérique » en partenariat avec l’IEJ et le Parisien-Aujourd’hui en France. Les meilleures plumes de différentes générations viendront confronter leurs points de vue.

Le numérique bouleverse aussi nos modèles économiques, c’est pourquoi notre table suivante sera consacrée aux « Enjeux du Numérique » : fiscalité, droit d’auteur, droits sociaux…Les meilleurs experts seront présents pour ce plateau de choix autour de Patrick Bézier du Groupe Audiens.

Cette année, nous mettons le 7ème  art à l’honneur. Il sera au cœur de la troisième table consacrée à « Création et Financement » en partenariat avec la Banque Palatine avec le concours du Film Français.
Cette table réunira des intervenants prestigieux qui nous permettront d’offrir une vision à 360° de l’état de la création et des moyens de financement.

Enfin, pour clore cette belle journée, Pascal Rogard, que je remercie à nouveau de nous faire l’honneur de son parrainage, a choisi de consacrer son Grand Débat à « l’Exception culturelle et après ? ». Le Grand Débat réunira des invités de marque et promet des échanges passionnants.

L’Assemblée des Médias a plus que jamais sa place pour animer le dialogue  et créer un espace convivial propice aux rencontres.

Je tiens à remercier, ici, les partenaires officiels qui soutiennent l’événement, depuis des années, Orange et la Caisse d’Epargne.

Je remercie aussi les partenaires associés : La Banque Palatine, le Groupe Audiens, le CNC, la SACD et l’IEJ. Tous mes remerciements vont enfin à nos partenaires presse Le Parisien et le Film Français qui nous rejoignent

L’Association des Médias et du 7ème Art  remercie chaleureusement Monsieur Pierre Cardin de nous accueillir dans son prestigieux Espace Pierre Cardin.

Pascal Rogard, Directeur Général de la SACD

Pascal Rogard

On aura beaucoup entendu parler d’exception culturelle cette année. Pour défendre notre modèle culturel, pour ne pas hypothéquer le droit des Etats à mener des politiques de soutien à la création, pour stopper la volonté de la Commission européenne de faire de la culture un élément de troc et une contrepartie dans les discussions commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis.

Grâce à la mobilisation des pouvoirs publics, en particulier français, et des parlements, européen et nationaux, et l’engagement des créateurs européens, le combat pour l’exception culturelle a été gagné.

Et après ? Se satisfaire de la reconnaissance d’une exception, fût-elle culturelle, ne saurait être suffisant. L’ambition qu’il faut désormais construire ensemble, entre ceux qui créent les œuvres, ceux qui les financent, ceux qui les diffusent et ceux qui les aiment est de dessiner les contours d’un nouveau modèle de diversité culturelle. Car, au final, si l’exception est un moyen et un outil, la diversité de la création doit être cet horizon commun.

Une fois encore, c’est à l’aune de cette révolution numérique qui bouleverse tous les métiers de la création, qui interroge le financement des œuvres et qui organise de nouvelles concurrences que cette diversité culturelle doit être pensée, ou plutôt repensée. A l’évidence, cet enjeu requiert la participation de tous ceux qui partagent la conviction que la culture est une valeur d’avenir, une valeur pour l’avenir.